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You Be Good Now

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Mostly n'importe quoi. En Français and English.

Tout pour le week-end #48/ How to enjoy your weekend #48

© Jorge Saenz

© Jorge Saenz

Travelling Dinosaurs

America's Abandoned Launch Pads

California's Alternative Energy Production

A Drama/ Un Drame:

Take Shelter - Jeff Nichols (2011)

There is no shortage of delusion and paranoia out there in the world. There is also a lot to be afraid of.

A.O. Scott for the New York Times

© Sony Pictures Classics - Source: thekingbulletin.com

© Sony Pictures Classics - Source: thekingbulletin.com

Take Shelter got a lot of attention when it came out in theaters. Some people thought it was underwhelming, others praised it as a powerful work by a very talented up-and-coming director. The gist of the movie is perfectly summed up in its title. Curtis (Michael Shannon), a responsible and loving husband and father to a little deaf-mute girl, starts to have visions of an apocalyptic storm. Although he suspects that he is simply suffering from a psychotic episode, Curtis is increasingly distressed by his daytime delusions and his terrifying nightmares; so much so that he sacrifices his finances and alienates his family and friends to build a shelter in his garden. Although we can wonder if Curtis is experiencing mental illness or somehow having omens, the movie is not all about figuring out this enigma. Rather, it is a metaphor about the dangers that can put an ordinary middle-class life in jeopardy. Because of that, the fear it generates is acutely relevant to our existence.

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Take Shelter a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en salles. Certains ont estimé qu’il ne présentait pas un grand intérêt quand d’autres y ont vu une œuvre très réussie par un jeune réalisateur prometteur. Le sujet du film est parfaitement résumé dans son titre. Curtis (Michael Shannon), mari dévoué et père aimant d’une petite fille sourde et muette est tourmenté par de soudaines visions d’une tempête apocalyptique. Bien qu’il se dise qu’il est probablement en train de traverser un « simple » épisode psychotique, Curtis est de plus en plus angoissé par ses hallucinations diurnes et les cauchemars qui hantent ses nuits. Au point qu’il sacrifie ses économies et met en danger les liens qui l’unissent à sa famille et à ses amis pour consacrer tous ses efforts à la construction d’un abri souterrain dans son jardin. Bien que nous puissions nous demander si Curtis souffre effectivement de troubles mentaux ou s’il a de véritables visions du futur, le propos du film ne se limite pas à la résolution de cette énigme. En réalité, il est une métaphore des innombrables menaces qui pèsent sur les familles lambdas. Pour cette raison, la peur qu’il génère est parfaitement applicable à notre existence.

A Comedy/ Une Comédie:

The Voices - Marjane Satrapi (2014)

© Lions Gate Entertainment - Source: livereview.co.uk

© Lions Gate Entertainment - Source: livereview.co.uk

Jerry (Ryan Reynolds) would like to be a good person. He's a regular, amiable kind of guy with a crush on the pretty girl who works in accounting (Gemma Arterton). There's a hitch though: Jerry is suffering from severe delusions. On top of thinking he can converse with his pets (a heartless cat with a Scottish accent and an affectionate dog, both voiced by Reynolds) Jerry has trouble keeping a grasp on reality, which will have morbid consequences. The Voices is a great movie in that it is thoroughly original (at least I personally have never seen its like). Its inventiveness relies on a perfect balance between fear and laughter. Most of you are probably familiar with dark comedies which make a specialty out of deriding death, but this is a whole different animal. Indeed, The Voices takes us to the next level. It is a never-seen-before cocktail of humor, fear and utter discomfort. Its uncanny atmosphere and pure weirdness create a feeling of uneasiness that never quite fades, even during the hilarious end credits song (which by itself makes the movie worth watching). One thing I did not like though: the use of flashbacks in Jerry's past to try and justify his murderous behavior. If you choose to make a completely unconventional movie, don't use tired tropes to make your character more relatable.

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Jerry (Ryan Reynolds) voudrait être quelqu’un de bien. Il n’est pas compliqué et plutôt sympa, avec un faible pour la jolie fille de la compta (Gemma Arterton). Mais il y a un hic : Jerry souffre de sévères hallucinations. En plus d’être persuadé qu’il peut parler avec ses animaux de compagnie (un chat diabolique qui parle avec un accent Ecossais et un chien débonnaire, tous les deux doublés par Ryan Reynolds lui-même) Jerry a un rapport trouble avec la réalité, ce qui va avoir des conséquences morbides. The Voices est un bon film en ce qu’il est absolument original (en tout cas, moi je n’ai jamais rien vu de semblable auparavant). Son inventivité repose sur un équilibre parfait entre la peur et le rire. On connait déjà les comédies à l’humour noir, où la mort est systématiquement tournée en ridicule, mais nous avons ici affaire à tout autre chose. The Voices nous fait passer au niveau supérieur. Il crée un cocktail d’humour, d’effroi et d’inconfort parfaitement dosé. Son atmosphère insolite et sa pure étrangeté suscitent une impression de malaise qui ne disparait jamais tout à fait, même durant l’hilarante chanson du générique de fin (qui justifie à elle seule le visionnage du film). Par contre, à mon avis, on aurait très bien pu se passer des flashbacks dans l’enfance de Jerry : quand on essaye de faire un film totalement inédit, on n’utilise pas de vieux ressors fatigués dans le but de rendre le personnage principal attachant.

An Album/ Un Album

D'étranges figures de neige

Un Destin

Des romans pour se faire peur

Paris enneigé (il y a longtemps)

Un film que j'aimerais voir

Have a fun(ky) weekend!/ Je vous souhaite un week-end fun(ky)!

Source: giphy.com

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